Partager l'article ! Déguster le vin comme un vrai pro.: Chers amis, nombre d'entre vous sont effayés quand vient le moment de commender le vin au restaur ...
Chers amis,
nombre d'entre vous sont effayés quand vient le moment de commender le vin au restaurant, de peur de passer pour un pauvre péquenaud qui ne sait pas faire la différence entre un Château Laffite et un St Emilion. Rassurez-vous, Gisèle, reine du bluff, va vous dévoiler dans le présent articles des tas de petits trucs pour faire illusion devant vos collègues et amis.
Tout d'abord, quand le serveur tend la carte des vins, ne vous jetez pas dessus. Attendez que tout le monde la refuse (et tout le monde la refusera), et prenez-là avec une moue de dédain. Cela fera penser aux autres convives que vous êtes totalement blasé par cette tâche tellement vous y êtes habitué.
Consultez longuement la carte, en émettant des petits bruits de gorge de temps en temps. Quelques phrases du genre "Quelle belle sélection de producteurs" ou "J'ai vu le même chez Bocuse" sauront faire leur effet.
Une fois le moment critique de la commande venu, n'écoutez surtout pas le serveur/sommelier. La contradiction est un moyen formidable de faire croire à votre science dans le domaine. Laissez le serveur déblatérer sur les bouteilles qui ont attiré votre attention, et choisissez-en une complètement différente avec un air assuré. Effet garanti.
L'étape suivant et cruciale est celle de la dégustation. Une fois le vin servi, faîtes-le tourner dans votre verre avec force mouvements. Si la nappe est d'un blac immaculé, penchez votre verre et examinez la couleur du vin (il est important que pendant cette manipulation, tout le monde vous regarde avec attention). Parlez alors de la ROBE. "Oh, ce vin a une belle robe !" "La robe est intéressante". (Le mot "intéressant" est assez vague pour vous sauver dans bien des situations). Plongez ensuite votre nez dans le verre le plus loin possible et respirez le vin pendant de longues secondes. Les convives seront impressionnés de votre concentration. Goutez une toute petite gorgée. Vous pouvez alors déballer le grand jeu : inventez des parfums plus excentriques les uns que les autres. "Pierre à fusil, goudron, terre argileuse, cendres, mercure", tout est bon à prendre. Peu importe que cela soit pertinent ou non, ça a de la gueule et c'est ce qui compte. De toute façon, un bon serveur n'osera jamais vous contredire, vous pouvez donc y aller à fond.
Astuce : le goût de bouchon, si redouté de beaucoup, est facile à déceler. Grosso merdo, c'est comme si vous vous gaviez de riz brûlé. On ne peut pas passer à côté...
Voilà ! Vous avez toutes les cartes en main pour passer pour un amateur averti. Bonne bouffe !
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||