Titre inutile

 
Très chers internautes connus et inconnus, bienvenidos sur le blog à Gisèle.
Ici, j'essaie de faire part règulièrement de ce qui me tient à coeur, me choque, m'étonne, et là, vous devez certainement vous dire que vous n'en avez rien à faire et je vous comprends.
Alors si vous avez un peu de temps à perdre, parcourez ce blog inutile qui ne vous apportera aucune réponse sur le sens de la vie, de l'univers et du reste.
Bonne lecture.

Gisèle
Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 16:05

OMG

Ceci est un essai, au sens premier du terme : je vais tenter (autant que me le permet ma pauvre intelligence) de décrire dans cet article les raisons pour lesquelles je suis devenue athée, ce que cela implique dans ma vie de tous les jours, et d'expliquer pourquoi il est important pour moi de communiquer cet état d'esprit et de le revendiquer. Je veux préciser tout de suite que tous les propos qui vont suivre résultent de mon opinion personnelle, et ne sont en aucun cas l'expression d'un « consensus athée », car je ne pense pas qu'il existe (et il ne devrait pas exister) un dogme de la non-croyance.

Le Larousse définit l'athéisme comme la « doctrine qui nie l'existence de Dieu. (Cette position philosophique ne se confond [pas] avec l'agnosticisme, qui est le refus de prendre parti dans les débats métaphysiques) ». Comme je ne peux pas m'empêcher de faire la maligne, je ne suis pas vraiment d'accord avec cette définition. Elle ne correspond en tout cas pas à la manière dont je vis les choses en tant qu'athée. Selon cette définition, il y aurait deux points de vue possibles : l'agnostique, qui (en gros) se bat les rouflaquettes de ce que les uns et les autres peuvent bien penser et ne pense lui-même absolument rien, et l'athée, qui affirme haut et fort qu'il n'y a pas de dieu, point à la ligne. Sans vouloir chipoter, il y a quand même un juste milieu : celui de penser que, sans rejeter complètement le concept divin, les religions (leurs origines et tous les rites qu'elles impliquent) sont un fatras de superstitions et de comptes de fées destinés à rassurer des civilisations primitives privées pendant longtemps de l'accès aux sciences modernes. Après tout, qui sommes-nous pour dire qu'il n'y a pas de dieu ? Peut-être y en a-t-il un (ou plusieurs, très discret(s)), mais en l'absence de preuves, il est plus sage de garder ce concept à l'état de vague hypothèse et de s'occuper de choses plus concrètes et certaines, comme son bronzage, la préparation d'une tarte tatin ou encore la rédaction d'une réponse complète et argumentée à la question :

 

Comment passe-t-on de grenouille de bénitier à suppôt de Satan ?

 

Ce qui me connaissent depuis longtemps savent que j'ai été élevée dans la foi catholique (ne vous moquez pas, c'est la formule consacrée) et que j'ai cru en Dieu dur comme fer pendant des années, jusqu'à ce que je devienne une jeune adulte capable de raison. J'allais à la messe de mon plein gré, j'ai reçu tous les sacrements possibles pour une fille (à l'exception du mariage et de l'onction des malades) et passé une bonne partie de mes vacances en camps scouts ou dans des abbayes. Si je ne crois plus aujourd'hui, ce n'est pas par rejet, puisque je n'ai jamais eu de mauvaise expérience par rapport à la religion : il n'y avait pas plus de connards dans les églises qu'ailleurs, je n'ai pas été battue par des bonnes sœurs dans un internat, ni abusée par un prêtre, ni endoctrinée. Mes années de jeune catholique ont été des années heureuses et je me souviens encore du bonheur que me procurait le sentiment d'être aimée de Dieu et ce genre de conneries. Pourquoi, alors, ais-je donc changé d'avis ?

D'abord, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. J'ai commencé par remettre en question l'organisation de l'Eglise Catholique : des vieux puceaux qui se réunissent pour dire aux gens comment vivre leur vie de couple et leur sexualité, ça me semblait un peu étrange. Mais les contradictions étaient bien plus nombreuses : tu peux parler à Dieu quand ça te chante dans le secret de la prière, mais par contre, quand il s'agit de se faire pardonner ou de communier, il faut passer par quelqu'un qui est spécialement autorisé à jouer l'intermédiaire et lui livrer des choses sur ta vie que tu n'oserais dire à personne (mais que tu lui dis quand même parce que tu crois au sacrement de la réconciliation). [Bon, attention, je fais confiance aux prêtres à qui je me suis confessée, mais tout de même, dire à un môme qu'il faut qu'il raconte tout ça à un vieux monsieur pour que Dieu lui pardonne, c'est chier.] J'ai donc commencé à m'éloigner des institutions religieuses et à faire ma popote dans mon coin. J'ai relu la Bible (bon, pas tout, y a des bouquins bien chiants quand même), j'ai découvert les évangiles apocryphes etc. Et puis, au milieu de tout ça, je me suis demandée si je réfléchissais dans le bon sens : depuis toute petite, on m'a appris que Jésus était né de la Vierge Marie engrossée par l'Esprit Saint, qu'il avait passé sa courte vie à guérir des lépreux et multiplier des pains, puis qu'il est mort et ressuscité le troisième jour et compagnie. Et ce n'est que maintenant que je me pose la question, la vraie : on ne se foutrait pas un peu de ma gueule, par hasard ? Qu'on espère qu'une gamine gobe ces histoires, je veux bien, mais maintenant, je suis adulte, et si je ne crois plus au Père Noël et à la petite souris, ce n'est pas pour croire à ce genre d'histoire. Reprenons donc depuis le début : environ 90% de ce qui est écrit dans la Bible est absolument improbable et contraire à toutes les lois physiques connues, hors vous attendez de moi que j'accepte l'authenticité de ce bouquin sans m'apporter une once de preuve ? Je confirme, vous me prenez pour une quiche.

 

Oh, mais, hé, attention, la Bible n'est pas à prendre au pied de la lettre !

 

…me rétorqueront mes amis Chrétiens. Certes (encore heureux), mais voilà le problème : à la base, la Bible était bel et bien prise au pied de la lettre. Et pour cause, c'était, pour beaucoup, la seule source de réponses aux grandes questions sur la vie, l'univers et le reste. Mais plus les sciences avancent (astronomie : la Terre n'est pas au centre de l'Univers, anthropologie : l'Homme est issu de l'évolution d'un primate, archéologie : Jésus qui?), plus les chrétiens (juifs, musulmans et tous les autres, pas de jaloux) essaient de s'inventer des excuses pour que ça « colle » toujours (« oui, mais c'est métaphorique, c'était pas la même époque, bien sûr qu'on ne peux plus vendre sa fille en esclavage, les voies du Seigneur sont impénétrables... »). Et mon cul, c'est du poulet ?

Les religieux tiennent à leurs croyances d'une manière si forte et défiant toute rationalité que malgré la masse de contradictions apportées au fil des siècles par chariots, ils continuent à s'accrocher aux ruines de leur texte sacré comme si leur vie en dépendait. Si le même phénomène se produisait dans un contexte non-religieux, (remplaçons la Bible par un témoignage à la Cour d'Assise ou un article scientifique publié dans un journal) ça fait longtemps que le texte aurait été abandonné.

La plupart des athées sont des sceptiques : ils sont en général également méfiants en ce qui concerne les phénomènes paranormaux et autres « sciences » occultes, car ils privilégient une approche logique et rationnelle des choses : si tu avances quelques choses (je peux parler avec les morts, le fantôme de ma grand-mère hante mon placard, les constellations définissent ton avenir...), tu dois m'apporter suffisamment de preuves que c'est la vérité. Et par preuve, je ne veux pas dire une vague anecdote racontée par ton collègue à propos de ce que sa tante a entendu l'année dernière. J'entends une reproduction des phénomènes dans des conditions identiques, un test en double aveugle, bref, un truc qui tient la route. Ce genre de preuve ne peut pas être apporté par les croyants. Quand on leur demande pourquoi diable on devrait croire en Dieu, ils répondent en général (liste non-exhaustive) :

  • parce que ça fait du bien (sic)

  • parce que je sens dans mon cœur que Dieu existe (moi j'appelle ça l'excitation sexuelle)

  • parce que si tu crois en Jésus, tu seras sauvé(e) (heu, t'es pas tout seul avec tes lubies, quand même, et si je me plante et que je tombe dans l'enfer hindou?)

  • parce que Dieu a guéri mon lapin du cancer des testicules (non, ton vétérinaire l'a fait, merci pour lui)

  • parce que Dieu est bon (ah oui, et la misère dans le monde et gna gna gna... Oulah, graaaand argument, on va développer ça plus loin).

Et d'autres choses dans le même esprit. Bref, rien de très convainquant. C'est pour ça que la religion, c'est souvent comme un comportement addictif (tabagisme, toxicomanie, boulimie...) : on tombe dedans dans un moment de faiblesse (jeune âge, dépression, prison) et il est difficile d'en ressortir parce qu'on s'y sent bien et qu'on a peur de ce qui pourrait arriver si on arrêtait.

 

Mais on ne peut pas comparer la religion et la science. Je crois en Dieu parce que je sais au fond de moi qu'il existe / on n'a pas besoin de tout prouver / tu n'as qu'à prouver, toi, que Dieu n'existe pas, haha, c'est impossible, je t'ai bien eu.

 

Oui, alors, bon, à propos de la dernière assertion, que j'entends tout de même assez souvent, trop par rapport à l'ineptie dont elle fait preuve, que l'on soit bien clair, il est impossible de prouver que quelque chose n'existe pas. Mais ce n'est pas le but. Car comme je l'ai dis plus haut, l'athéisme n'est pas une religion et le but n'est pas de convertir le monde entier au culte du non-dieu dont nous célébrons les messes tous les mercredis (ouais, je me réserve celui-là, il n'est à personne encore, je crois...). Moi, je ne crois en rien, je ne porte donc pas de culte à qui que ce soit. C'est à toi, le croyant qui veut me traîner à sa messe de Noël, de m'apporter suffisamment de preuves que Dieu existe pour justifier que je gâche tant de temps à l'adorer au lieu de faire des choses plus constructives (comme bénéficier d'un sommeil réparateur le dimanche matin). Ca marche comme la présomption d'innocence : toute personne est considérée comme innocente jusqu'à ce qu'elle ait été déclarée coupable par un tribunal. Tout dieu / esprit / miracle m'est perçu comme inexistant / pouvant être expliqué par des connaissances scientifiques futures jusqu'à preuve du contraire (on fera moins les malins quand ils découvriront dans 50 ans pourquoi cette bonne sœur a été guérie de Parkinson et qu'on passera encore pour des arriérés).

Quand à la conviction profonde dans ton cœur rempli de l'amour de Dieu, je ne la ressens pas. Cela veut-il dire que Dieu n'existe pas ? Ou que nous vivons dans des univers parallèles. Une variante de ces arguments consiste à dire « mieux vaut croire en Dieu et se tromper (il n'y a pas de vie après la mort) que le contraire (on pourrit en enfer) ». Ah ben bravo, merci Saint Augustin pour cette réflexion de premier choix qui montre à quel point tu étais un bel hypocrite. En réponse, je citerai un autre philosophe célèbre, Dider Super : « Moi aussi, je veux être catholique, car on va au Paradis au lieu d'aller nulle part. Mais pour aller au paradis, faut faire des bonnes actions comme par exemple donner du pain à des sales clochards. Mais si t'es gentil avec les sales clochards juste pour avoir ta place au Paradis, ben Dieu il va penser que t'es un peu hypocrite, et ça c'est dur de comprendre quand on est catholique ». Une vie passée à faire des rituels chronophages « juste au cas où », c'est quand même cher payé, si on considère la probabilité de la véracité d'une telle histoire, et également le large panel de religions existantes. Bref, on a plus de chances de gagner au Loto.

 

Bon, hé, tu nous les brises avec ton athéisme. Tu deviendrais pas un peu obsessionnelle ?

 

Jusqu'à présent, on ne voit pas beaucoup de « in void we trust » sur les dollars américains, les athées ne frappent pas à votre porte pour vous apporter l'absence de bonne nouvelle et n'imposent pas leurs jours fériés à tout le monde. Donc dans le genre obsessionnel, on repassera.

Mais je pense que l'athéisme doit être un minimum exprimé parce que dans certains milieux, les athées se sentent quand même un peu tous seuls (« quoi ? Tu crois pas en Dieu ? »). Personnellement, je me suis sentie mieux quand j'ai appris que l'athéisme n'était pas qu'un truc d'ado en phase de rébellion qui veut pouvoir coucher tranquille, mais qu'il était partagé par beaucoup de personnalités (certaines même intelligentes).

L'athéisme doit aussi exister en tant qu'alternative : alternative au « je suis croyant mais pas pratiquant » qu'on a tous prononcé et qui veut, dans la majorité des cas, dire qu'on ne croit pas, alternative aux messes de mariage qu'on se paye parce que la cérémonie est plus jolie qu'à la mairie et qu'on peut mettre des fleurs sur les bancs, alternative au « putain, faut encore que je me farcisse les courses de Noël et on est déjà le 23, fait chier ». Bref, une alternative qui consisterait à assumer une bonne fois pour toute qu'on n'en a rien à tailler et que non, on ne baptisera pas le petit, on peut se faire une bouffe avec la famille sans avoir à l'emmener chez le curé alors qu'on n'a pas envie.

FIN

Naaaan ! On n'a pas développé le super argument de la misère dans le monde et tout le bordel !

Ah oui, crotte. Donc, à ceux qui disent que si Dieu autorise la misère et le malheur parce qu'il a donné à l'Homme le libre arbitre et l'autonomie et je ne sais quel autre tournage autour de pot, je répondrai en citant Epicure : 

Est-ce que Dieu peut prévenir le mal mais n'en est pas capable ? Alors il est impotent.

En est-il capable et manque-t-il de volonté ? Alors il est malveillant.

Est-il capable et possède-t-il la volonté ? Dans ce cas, il est le démon.

Ne possède-t-il ni capacité, ni volonté ? Dans ce cas, pourquoi l'appeler Dieu ?

(il est fort ce mec).

 

 

(L'article ci-dessus est très catholicocentré simplement parce que l'auteur a un background catholique. Libre à vous de remplacer le mot « catholique » par n'importe quel autre mot de votre choix (musulman, juif, hindou, protestant, raëlien...).

Il est également à noter que l'auteur ne souhaite pas la disparition totale de toute religion. Nous vivons en démocratie. De ce fait, chacun est libre de croire ou non à ce qui lui chante, que ce soit Dieu, Jéhovah, Allah, Bouddha, le Père Noël, le Monstre en Spaghettis Volant...)

Par Gisèle - Publié dans : Humeur
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 17:26

 ...qu'on ne doit pas faire (on l'a dit et répété) mais qu'on fait quand même (et finit toujours par regretter).

Conduire bourré.

Mettre ses doigts dans le nez.

Prendre un crédit revolving pour acheter un home cinéma.

Baiser sans capote.

Fumer.

Regarder la télé.

Commander des pizzas à livrer.

Ne pas mettre son Kway.

Tripoter ses points noirs.

Lire des magasines féminins.

Troller les blogs UMP.

Acheter des chaussures sur internet.

Monter ses meubles Ikea soi-même.

Remettre la déclaration de revenus au lendemain.

Ne pas payer le parking.

Aller voir le dernier Tim Burton.

En 3D.

Payer pour un antivirus.

Voter aux cantonales.

Se marier.

Participer à une émission de télé-réalité.

Acheter un iPad.

Racler le fond du pot de yahourt.

 

...qu'on ne doit pas faire sans trop bien savoir pourquoi.

Couper sa salade

Ne pas regarder les gens dans les yeux quand on trinque.

Et croiser les verres.

Dire "les Zaricots".

Mettre ses coudes sur la table.

Prendre du LSD.

Manger des hamburgers.

Voter à droite.

Tutoyer les inconnus.

Marcher sur la pelouse du parc.

Pendre son linge à la fenêtre.

Fumer dans les bars.

Se moquer des juifs et des handicapés.

 

...qu'on doit faire sans trop bien savoir pourquoi.

Se raser sous les bras.

Voter aux régionales.

Passer son bac.

Manger ses légumes.

Ecrire des cartes de remerciement.

Plaire à ses beaux-parents.

Lire tout Nietzsche.

Repasser ses vêtements.

Donner des étrennes au concierge.

Embaucher des stagiaires.

Faire un don au Téléthon.

Mettre des chaussons.

Faire son lit.

Se lever avant midi.

Discuter avec l'épicier.

Mettre de la glace dans son whiskey.

Porter des cravates.

 

...qu'on ne ferait jamais si ça ne tenait qu'à nous, mais qu'on fait quand même parce qu'on vit en société.

Laisser son siège aux vieux dans le bus.

Boire de la wodka.

Parler météo.

Porter des chaussures.

Mâcher la bouche fermée.

Regarder le foot à la télé.

Se maquiller.

Se coucher tôt.

Ecouter la radio.

Mettre du parfum.

Sortir le chien.

Dîner avec sa famille le dimanche.

Aller à l'église.

Trier ses déchets.

Se faire recenser.

Aller au musée.

Faire la queue pour entrer en boîte.

Se bourrer la gueule.

Prendre l'avion.

Décorer son intérieur.

Tondre la pelouse.

Tenir un blog.

 

 

 

 

 

 

Par Gisèle - Publié dans : Délires nocturnes
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 17:31

Rien à faire, on a beau essayer de briser les clichés, il faut se rendre à l'évidence : nous le

s français sommes des emmerdeurs professionnels. Mais si habituellement nous trouvons toujours une bonne raison de nous plaindre, il peut arriver que tout aille pour le mieux. Afin d'éviter cette situation de détresse, j'ai dressé une liste de sujets irritants

http://1.bp.blogspot.com/_ytme0SidrgQ/TOtd8frm2NI/AAAAAAAAATY/sK3yYTVgDrA/s1600/fuck_you%2Bgrandma.jpg

dans laquelle vous pourrez piocher en cas de baisse d'inspiration.

 

Je suis malheureux parce que :

 

Je n'ai pas de travail

J'ai trop de travail

Je suis seul

Je suis en couple

Il fait moche et froid

Il fait trop chaud

Je n'ai pas pris de vacances depuis 6 mois

Mon patron me force à prendre mes congés au lieu de me les payer

J'ai faim

J'ai trop mangé

Je suis moche

On n'arrête pas de me draguer, c'est pénible

Je m'ennuie

Je suis débordé

Mon supérieur est un con

Mes employés / subordonnés sont des bons à rien

La gauche est démago

La droite est fasciste

Je paye trop d'impôts

Les administrations sont inefficaces

Je suis pauvre

J'ai peur qu'on me vole mon argent

La vie est chère

Les petits producteurs des pays émergents sont mal payés

Je suis malade

Je paye ma mutuelle trop cher

Les gens sont cons

...

(imprime cet article et complète la liste toi-même, espèce de feignasse).

 

Maintenant que vous avez de bonnes raisons d'être mécontent, il faut le faire savoir. Car seule une communication efficace pourra vous garantir l'emmerdement d'un maximum de personnes. Facebook est évidemment le média N°1 puisqu'il vous permet de faire chier tous vos amis d'un seul clic, pour peu que ceux-ci n'aient pas masqué vos publication par fatigue. Attention, une critique constructive est dangereuse car elle engagerait un débat réfléchi sur votre mur et vous risqueriez de trouver une solution à votre problème et donc de n'avoir plus de raison de râler.

Ex : "J'emmerde la SNCF !" (un service public à l'image déjà bien ternie est une cible idéale puisque tout le monde viendra râler en choeur avec vous).

"MachinTruc, t'es qu'un connard et je te pisse à la raie !" (l'insulte publique avec lien vers le profil de la victime est un excellent moyen de mettre les pieds dans le plat et de se faire des ennemis afin d'avoir encore plus de personnes à insulter).

"Je me sens trop mal, quelle déprime ! Pas envie d'en parler..." (un statut bien paradoxal qui donnera de délicieuses envies de meurtres aux contacts dont vous avez pollué les actualités).

 

L'éternelle insatisfaction n'est pas un hobby, c'est une philosophie. Hors de question, donc, de l'aborder avec légèreté en ne râlant que de temps en temps aux grés de votre humeur. Votre mécontentement et votre mauvaise foi doivent être permanents et exprimés à chaque occasion, de préférence à quelqu'un qui ne peut rien faire pour vous soulager (encore une foi, il faut éviter à tout prix de résoudre vos problèmes). Les stagiaires, employés de guichet et autres caissières de supermarchés sont autant de souffre-douleur que vous pouvez exploiter à loisir puisqu'ils n'ont aucune responsabilité et n'ont pas le droit d'être (trop) désagréable avec vous. Les sujets de colère disponibles sont infinis : paquet de céréales trouvé abîmé en rayon et dont on ne veut pas baisser le prix, mauvaise odeur du client de la table d'à côté au restaurant, absence de réseau wifi dans les toilettes... Soyez imaginatif, lunatique et mal embouché.

 

Avec ces connaissances de base, vous voilà prêt à affronter le monde cruel. Il ne faut cependant pas avoir peur de la solitude...

Par Gisèle
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 16:47

On n'y croyait plus, mais le voilà enfin. Après deux mois à se résigner à un long et pénible hivers perpétuel, le lorrain peut enfin suffoquer en paix chez lui au lieu de dépenser des sommes folles à aller le faire chez lesPhoto0097.jpg buveurs de pastis. On sent déjà les bons vieux marronniers arriver en foce dans nos JT, et s'étonner de la chaleur en été comme ils le font tous les ans de la neige en hivers. Afin de survivre à la canicule, voici quelques conseils inédits que vous ne trouverez pas dans les spots financés par vos impôts qui vous rappellent de boire quand vous avez soif :

 

1. Vive la sueur ! J'ai remarqué un paradoxe bien plus étonnant que celui qui consiste à faire fonctionner à fond une clim qui contribue à l'augmentation de l'effet de serre qui réchauffe l'atmosphère et vous fait allumer encore plus la clim (...) : on (et moi la première) se tartine d'antitranspirant pour ensuite s'asperger d'eau chèrement acquise au moyen d'un brumisateur. Or, le brumisateur reproduit l'effet de rafraichissement obtenu par... votre sueur. Mais savoir suer correctement est un art méconnu : pour que la fine pellicule d'eau qui se dépose sur votre peau abaisse votre température corporelle de manière efficace, il faut qu'elle soit en contact avec l'air ambiant. Exit donc les tops moulants en polymachintruc et bonjour le boubou sexy ou la tenue d'Eve. Une solution évidemment plus pratique à appliquer chez soi que sur son lieu de travail, j'en conviens...

 

2. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas se laver. Suer, ce n'est pas sale. Mais tremper dans son fluide corporel pendant des heures est un crime contre l'humanité (celle qui vous entoure directement, en tout cas). Les bactéries auront vite fait de vous faire passer pour un gros dégueu négligé. Une courte (sinon c'est maaaal pour la planète) douche bien fraîche dès que l'envie s'en fait sentir est donc nécessaire, restons civilisés.

 

3. La clim des radins : une bouteille d'eau glacée placée devant votre ventilateur fera des miracles pour pas un rond.

 

4. Fuyez les terrasses : quand je vois des dames d'un certain âge et ayant probablement abusé des UV boire un verre de rosé place Stan en plein cagnard et sans chapeau, j'espère secrètement que la sélection naturelle fera son boulot en leur envoyant une bonne insolation fatale en plein dans leur tronche ridée par l'épuisement de leur capital soleil. L'intérieur des bars et brasseries et généralement climatisé (bouh, c'est pas écolo !) et a pour seul inconvénient de vous empêcher de descendre un paquet de clope à l'heure.

 

5. Mangez épicé : les mexicains ont compris que le piment a pour avantage, outre le fait de vous faire avaler des denrées faisandées en masquant le goût de la viande périmée, de vous faire suer à grosses gouttes (cf. point n°1) et d'accélérer le transit intestinal (rien à voir, mais c'est bon à savoir).

Par Gisèle
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 14:33

Aujourd'hui est un jour spécial pour des milliers de jeunes français, un jour d'extrême soulagement ou d'amère déception : c'est le jour des résultats d'un des diplômes les plus surévalués du système scolaire (juste après le brevet des collèges) : le baccalauréat général. L'occasion pour moi de pousser un petit coup de gueule.

 

Comme certains le savent, je fais partie de ces personnes qui étaient promises à des études brillantes et dont les parents pensaient qu'elle deviendrait ingénieure ou avocat d'affaire. Pendant toute ma période prépubère, j'avais des résultats honorables à l'école, sans même faire l'effort de travailler. J'ai eu mon bac avec mention, puis je suis entrée à la fac, quoi de plus logique ? C'est le parcours ordinaire et convenu pour une jeune fille qui n'est pas en échec scolaire.

 

Mais cette logique n'en est pas une. Alors que les lycées se félicitent de former la future élite de la nation, que des parents pleins d'espoirs et de rêves de gloire pour leur progéniture préparent ces derniers à des concours d'entrée dans les meilleurs écoles du pays, alors que des milliers d'adolescents sont sur le point d'entrer à l'université persuadés d'être au début d'une carrière brillante, peu se doutent réellement de la réalité qui les attend.

Le baccalauréat est, comme je l'ai annoncé plus haut, un diplôme surévalué. On met un pression exagéré à des gamins pendant des mois pour un examen que 80% d'entre eux vont obtenir sans problème, et qui ne prépare absolument pas à la dure réalité de la fac. Lâchés seuls et sans filet dans des amphis pleins à craquer et bourrés de redoublants alcooliques, combien d'entre eux vont se laisser entraîner dans les soirées étudiantes sans fin, ne pas assumer la dose de travail nécessaire à l'université, manquer des cours, être obligés de travailler 20h par semaine pour payer une cage miteuse en cité U ?

Et malgré tous ces obstacles, combien de ceux qui réussiront auront un poste à la hauteur de leur travail ? Quand admettra-t-on qu'il faut arrêter de faire rêver les jeunes étudiants en droit avec des postes de magistrat à la Cour Pénale Internationale ou des cabinets de notaire et leur dire dès leur arrivée que l'immense majorité d'entre eux passeront des concours niveau Bac pour devenir presse-papier dans une administration ?

 

Un élève de lycée général souffre d'une discrimination "positive". On part du principe que puisqu'il va passer son bac, il ne sera intéressé par rien d'autre que des études supérieures. Parmis ceux d'entre vous qui on passé trois ans en lycée, combien ont reçu des informations sur l'apprentissage et les métiers de l'artisanat ? Personnellement, on ne m'en a jamais parlé. Les réunions d'orientation étaient centrées autours de l'université, même si cela signifiait qu'on m'encourageait dans des voies complètement bouchées comme des études d'anthropologie ou de lettres modernes.

Ce manque d'intérêt pour les fillières professionnelles est dû au fait qu'on n'y met que ceux dont on veut se débarasser parce qu'ils sont en échec scolaire. Les classes de CAP sont remplies de cas sociaux qui n'ont pas plus envie d'être là qu'ailleurs. Les personnes engagées dans ces cursus par choix personnel se comptent sur les doigts de la main. Cela contribue évidemment à la baisse graduelle du niveau de ces diplômes qui sont alors encore plus dépréciés, et ainsi de suite. Allez dire à votre famille de doctorants et autres agrégés que vous venez de terminer votre apprentissage en restaurant avec succès et que l'avenir s'annonce brillant et regardez la tête qu'il feront.

 

Pourtant, on dit souvent qu'il n'y a pas de sot métier. Le plus beau des jobs et celui que vous voulez faire tous les jours de votre vie et qui vous nourrira. Que ce soit professeur à l'université ou ébéniste. On ne peut même pas dire que les études garantissent des revenus confortables, un plombier pouvant gagner plus qu'un médecin. Et les filières pré-bac ne seront un puit d'analphabétisme que tant qu'on n'encouragera pas des jeunes doués à les intégrer.

Je me souviens d'un article dans le magazine Metro qui présentait le parcours d'une cuisinière dont j'ai pris soin d'oublier le nom. Elle est fille de doctorants, a obtenu son bac avec mention, passé quelques années à la fac puis a tout abandonné pour passer un CAP cuisine en alternance. Elle est maintenant second de cuisine dans un des plus beaux restaurants de la capitale. Des histoires comme cela sont possibles, et même nombreuses.

 

J'en profite pour remercier les personnes qui font de mon abandon des études supérieures une aventure enrichissante et une fierté, celles qui m'ont encouragé, celles qui ont travaillé avec moi, celles pour qui j'ai travaillé, celles que j'ai rencontré sur le chemin et qui font que je n'ai jamais regretté une seconde de choisir cette voie parce qu'elle me promet une vie plus belle que tous les concours administratifs du monde n'auraient jamais pu m'offrir.

 

 

 

 

 

 

 

Et j'emmerde le jury du concours d'entrée à Science Po !

Par Gisèle - Publié dans : Humeur
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 23:58

Cher toi,

 

Si tu ne sais pas que j'ai arrêté de fumer hiers, c'est que tu n'es pas un bon ami. Parce qu'avec le monde que j'ai soulé depuis et la masse de statuts Facebook parus sur le sujet, il faut vraiment ne rien en avoir à foutre de ma gueule pour passer à côté.

Enfin bref, on s'en tape. Pendant les 48h plus longues heures de ma vie, j'ai appris un truc incroyable(que les non-fumeurs approuveront par des "t'avais jamais remarqué ?" tonitruants) :

 

Les fumeurs sont d'une exceptionnelle mauvaise foi 

 

Sous prétexte que le gouvernement a déclaré la guerre au tabagisme et augmente régulièrement le prix des cigarettes, le fumeur (surtout le fumeur de gauche, en ce moment) passe pour le dernier rempart contre les pourfendeurs de la liberté d'expression. Refuser de subir le tabagisme passif est devenu le pire des actes fascistes, et fumer un acte de résistance. Et tout ça pour quoi ? Pour se faire faire la morale par un quadra (qui en paraît soixante) au keffieh qui pue le cendrier et aux dents jaune qui nous répète entre deux toux glaireuses qu'il "faut bien mourir de qu'ek' chose, et que je donne assez de thunes à l'Etat pour avoir droit d'être entretenu pendant mon cancer du poumon".

Et les bonnes excuses sont nombreuses :

- Sans les clopes, l'Etat n'aurait plus un rond !

Ben moi qui croyait que tu emmerdais l'Etat, ça devrait te faire plaisir de le ruiner, connard !

- Faut bien mourir de quelque chose !

Tant qu'à faire, si on peut éviter les semaines d'agonies dans l'étouffement, ça me va aussi...

- Fumer, c'est un acte social.

C'est sûr, s'isoler sur le balcon par -15°C pendant que les autres se marrent au chaud à l'intérieur sans toi, c'est super social...

- L'Homme fume depuis des milliers d'années...

Il tue aussi ses semblables depuis des milliers d'années, de la même manière qu'il se met les doigts dans le nez / mange des escargots / brûle des sorcières, ce qui ne veut pas dire qu'il faut en faire autant...

- Fumer, c'est sexy.

Ouais, ok, ça c'est vrai... Fais chier...

 


Par Gisèle
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 17:28

Chers amis,

nombre d'entre vous sont effayés quand vient le moment de commender le vin au restaurant, de peur de passer pour un pauvre péquenaud qui ne sait pas faire la différence entre un Château Laffite et un St Emilion. Rassurez-vous, Gisèle, reine du bluff, va vous dévoiler dans le présent articles des tas de petits trucs pour faire illusion devant vos collègues et amis.

 

Tout d'abord, quand le serveur tend la carte des vins, ne vous jetez pas dessus. Attendez que tout le monde la refuse (et tout le monde la refusera), et prenez-là avec une moue de dédain. Cela fera penser aux autres convives que vous êtes totalement blasé par cette tâche tellement vous y êtes habitué.

 

Consultez longuement la carte, en émettant des petits bruits de gorge de temps en temps. Quelques phrases du genre "Quelle belle sélection de producteurs" ou "J'ai vu le même chez Bocuse" sauront faire leur effet.

 

Une fois le moment critique de la commande venu, n'écoutez surtout pas le serveur/sommelier. La contradiction est un moyen formidable de faire croire à votre science dans le domaine. Laissez le serveur déblatérer sur les bouteilles qui ont attiré votre attention, et choisissez-en une complètement différente avec un air assuré. Effet garanti.

 

L'étape suivant et cruciale est celle de la dégustation. Une fois le vin servi, faîtes-le tourner dans votre verre avec force mouvements. Si la nappe est d'un blac immaculé, penchez votre verre et examinez la couleur du vin (il est important que pendant cette manipulation, tout le monde vous regarde avec attention). Parlez alors de la ROBE. "Oh, ce vin a une belle robe !" "La robe est intéressante". (Le mot "intéressant" est assez vague pour vous sauver dans bien des situations). Plongez ensuite votre nez dans le verre le plus loin possible et respirez le vin pendant de longues secondes. Les convives seront impressionnés de votre concentration. Goutez une toute petite gorgée. Vous pouvez alors déballer le grand jeu : inventez des parfums plus excentriques les uns que les autres. "Pierre à fusil, goudron, terre argileuse, cendres, mercure", tout est bon à prendre. Peu importe que cela soit pertinent ou non, ça a de la gueule et c'est ce qui compte. De toute façon, un bon serveur n'osera jamais vous contredire, vous pouvez donc y aller à fond.

 

Astuce : le goût de bouchon, si redouté de beaucoup, est facile à déceler. Grosso merdo, c'est comme si vous vous gaviez de riz brûlé. On ne peut pas passer à côté...

 

Voilà ! Vous avez toutes les cartes en main pour passer pour un amateur averti. Bonne bouffe !

Par Gisèle
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 16:58

Vu que je suis la meilleure dans ce que je fais (désolée pour mes bien-aimés collègues, mais il faut affronter la réalité), j'ai décidé que j'allais révolutionner le monde du service, non pas en inventant de nouvelles règles, mais en otant une paire qui sont surannées. La plupart d'entre vous, pauvres pouilleux, n'ont jamais eu l'honneur et le privilège d'être servis dans des restaurant haut de gamme étoilés et tout le foutoir. Dans ces temples de la haute gastronomie subsistent des codes qui devraient être abolis maintenant que nous sommes au XXIe siècle (en chiffres romains, s'il vous plaît). Ainsi, quand je serai aux maîtres d'hôtels ce que Bocuse est aux cuisiners, voilà ce qui n'existera plus :

 

La préséance : c'est une des premières choses que l'on apprend à l'école hôtelière. Cette règle, oh combien importante, veut que l'on serve les femmes avant les hommes, les curés avant les laïques, les nobles avant les roturiers. Je suis désolée, messieurs dames les privilégiés, mais depuis l'abolition de la noblesse, la séparation de l'Eglise et de l'Etat et les lois sur la parité, je ne vois pas pourquoi vous auriez cet honneur. Je milite donc avec insistance contre la degustation exclusive des vins par l'homme de la table, le tirage de chaise intempestif pour la demoiselle et autres condescendances. Les filles, vous êtres grandes et en pleine possession de vos moyens intellectuels et moteurs. Exigez de vous asseoir sur la chaise et non sur la banquette, osez goûter le vin (c'est quand même pas bien compliqué, un petit air contri, une phrase du style "c'est gouleyant et ça a de la cuisse" et ça passe comme une lettre à la poste) et ne vous offusquez pas que l'on vous serve le plat après tout le monde, après tout, il n'en sera que plus chaud quand vous le mangerez.

 

Les assiettes sous la tasse de café : alors ça, c'est un truc que j'ai découvert à l'école. Apparemment, dans certains restaurants, les serveurs disposent des assiettes à toute la table quand vient le moment du café. Cela servirait, selon certaines sources, à ne pas tâcher la nappe quand l'on boit son café et à déguster proprement les mignardises proposées. La première fois que j'ai vu mes estimés collègues faire ça, j'étais estomaquée : non seulement c'est totalement inutile (on est entre personnes civilisées : on ne dégueule pas son café partout et on mange ses mignardises directement sur le plateau de présentation), mais en plus ça fait de la vaisselle à foison, merci pour le plongeur... Alors sérieusement, non seulement ça ne rajoute aucun standing au bordel, mais en plus c'est encombrant et ça raltentit le service. Il faut résister à cette pratique plus qu'à tout autre, pour le bien de l'humanité.

 

Les doublures en dentelle : je serai brève : c'est moche, démodé, ça colle à la carafe et c'est chiant...

 

Le service à l'anglaise dans des plats en argent : le grand Gordon Ramsay a dit que ça nous ramenait dans les années 70 et que c'était ringard. Et comme souvent, il a raison...

Par Gisèle
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 16:12

Très chers amis, et surtout, très chers collègues,

 

En tant qu'exploités volontaires du monde de la restauration, nous avons tous été confrontés aux exigences plus ou moins farfelues de nos clients. Afin d'asseoir une douce vengence, je vous propose le programme suivant, que l'on pourrait qualifier de "Révolution réciproque de la classe ouvrière des portes-assiettes et chauffe-bouillons". A compter de ce jour, rendons aux autres ce qu'ils nous donnent quotidiennement :

 

- Allez à la poste 20 minutes avant l'ouverture en vous excusant d'être "un peu en avance, mais c'est pas grave, je vais juste m'asseoir et vous laisser terminer. Au fait, est-ce que je pourrais avoir un martini blanc s'il vous plait ?".

 

- La prochaine fois que vous irez chez IKKS, demandez s'il est possible de n'avoir que la manche droite de ce super blazer, cousue sur ce superbe manteau en daim.

 

- A la préfecture, exigez un petit sachet en papier pour emporter votre passeport, et dévalisez le présentoire à brochures.

 

- Quand vous êtes invité chez des amis, pointez vous avec une heure de retard en pretextant des difficultés à se garer.

 

- A Auchan, cherchez un article qui n'est plus présent en rayon, plaignez-vous en et exigez qu'on vous offre un autre article en compensation.

 

- Chez le psychologue, laissez traîner la séance le plus longtemps possible sans laisser de compensation fiancière.

 

- Débarquez à 10 dans les guichets de la SNCF 5 minutes avant le départ du TGV, et demandez à être assis les uns à côté des autres sur des places en vis-à-vis pas trop près des toilettes s'il vous plaît. Quand l'agent vous apprendra que ce n'est pas possible, faites un scandale bien bruyant et écrivez une critique brûlante sûr l'accueil médiocre sur Cityvox.

Par Gisèle
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 22:35

mimi.jpg

Il était une fois une sale bête ingrate recueillie à l'aube de sa vie par une jeune et jolie serveuse soucieuse de le soustraire aux griffes cruelles d'une mort douloureuse et prématurée.

 

J'ai toujours voulu un chat. Maintenant que j'en supporte un quotidiennement, je me demande bien pourquoi... (résistons tout de suite à une sournoise comparaison avec les relations de couple... J'ai dis, résistons ! ). Présentation rapide du mâle dominant de ma demeure :

 

Mimi est un fétichiste des pieds (et des mains) : gare aux extrêmités qui traînent, elles ne survivront pas longtemps aux attaques foudroyantes de la bête. Par tous les temps, je suis désormais contrainte de cacher mes pieds sous les couvertures et mes mains dans mes poches si je ne veux pas qu'elles soient labourées jusqu'au sang. Afin d'expliquer ce comportement étrange, j'ai émis l'hypothèse que mon chat pense que mes mains et mes pieds sont distincts du reste de mon corps et sont de drôles d'animaux qui grimpent sur moi et veulent me bouffer.

 

Mimi est masochiste : toutes les raclées du monde n'ont pas eu raison de sa bêtise. Quand il fait une connerie, il s'en rend bien compte, c'est à croire qu'il cherche les grosses tartes dans sa face.

 

Mimi est hyperactif : ce monstre insomniaque ne dort jamais. Quand d'autres chats se vautrent paisiblement sur le canapé comme des gros tas de caca, le mien saute, grimpe, donne des coups de patte dans des objets, miaule à la mort, mange, resaute. Je pense sérieusement à le droguer pour avoir la paix.

 

Mimi est incontinent : il a très bien compris à quoi servait sa litière. Mais il prend un malin plaisir à continuer de pisser dans la douche et probablement dans d'autres endroits tenus secrets.

 

Mimi est bipolaire : en dix minutes, il peut passer du fauve sanglant à la peluche roronnante, me laissant croire qu'il est atteint de graves troubles de la personnalité. Mais cela ne m'étonne pas, puisque c'est moi qui l'ai élevé.

 

Mimi n'habite pas chez moi, il daigne m'héberger chez lui : je dors quand il le veut bien. Le reste du temps, je suis son esclave : monsieur veut des caresses, il posera son gros cul sur l'ordinateur jusqu'à ce que je m'exécute. Monsieur veut des croquettes, il me marchera sur le visage jusqu'à satisfaction.

 

Mimi porte bien son nom : c'est pour ça que je lui pardonne tout et que je ne l'ai pas encore éventré pour repeindre mon studio avec ses tripes.

Par Gisèle - Publié dans : Humeur
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